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SIGNET
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Après
Fantômette elle-même, Ficelle est sans nul doute le personnage le plus
fondamental et le plus attachant de la série. Toujours accompagnée de Françoise
et de Boulotte, il n'y a que dans
trois romans que le trio n'apparaît pas ("Fantômette
et la Télévision", "Fantômette
et son Prince" et "Fantômette
et la Lampe Merveilleuse"). |

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Ficelle
est une fille grande et très maigre, aux cheveux blonds, longs et
filasses et aux yeux clairs, écarquillés et rêveurs. Elle habite avec
Boulotte (avec laquelle elle n'a apparemment
aucun lien de parenté) au 21, rue de Salsifis (ou au 7, rue des
Pétunias) à Framboisy.
Elle ne semble pas avoir de parents connus mais elle a une flopée
d'oncles et de tantes que l'on découvre au fil des aventures : l'amiral
Cabestan, toujours en voyage ("Fantômette
contre le Hibou"), l'oncle Arthur et sa femme à Goujon sur
Épuisette ("Fantômette
et l'Île de la Sorcière"), les tantes Agathe, Germaine et
Aglaé à Framboisy et à
Trou-la-Chaussette ("Fantômette
et la Maison Hantée"), et enfin Monsieur Filin et sa femme qui
tiennent un magasin de sport à Chamoix ("Fantômette
et le Masque d'Argent", "Olé,
Fantômette !" et "Les
Carnets de Fantômette").
C'est
surtout son caractère qui fait de Ficelle un personnage inoubliable :
rêveuse, étourdie, farfelue, exubérante, imprévisible, impulsive,
maladroite, Ficelle est une originale, qui vit dans son univers à elle
et refuse la triste réalité du monde qui l'entoure qu'elle revisite
avec ses propres mots et ses propres valeurs. Il est d'ailleurs
extrêmement difficile de tracer un portrait de Ficelle tant sa
personnalité est complexe et entière.
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(Tiré
de "Fantômette contre Charlemagne",
2ème
Édition, p.64-65, par Josette Stéfani). |
Dotée
d'une imagination et d'une vie intérieure richissimes, Ficelle est tout
bonnement incapable de s'intéresser aux sujets scolaires, au grand
désespoir de Mademoiselle
Bigoudi, son institutrice. Ficelle oublie toujours de faire ses
devoirs, ou fait ceux d'une autre matière, ne trouve jamais le bon
cahier au bon moment, et d'ailleurs elle se sert allégrement du
matériel scolaire pour ses activités personnelles de découpage ou
d'écriture. C'est pour elle un supplice d'être interrogée par
l'institutrice au tableau. Ficelle n'arrive même pas à se concentrer
sur ce que dit cette dernière plus de trois minutes, tant ses pensées sont promptes à
s'évader.
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Mademoiselle
Bigoudi se voit donc obligée de la rappeler à l'ordre, de lui
interdire de bavarder, de rêvasser, de pratiquer toutes sortes
d'activités avec toutes sortes d'objets (ou même d'animaux) qu'elle
ramène en classe, et finalement de la punir à raison d'un nombre
incalculable de lignes et de verbes à copier, ce qui reste sans effet
et ne l'empêche pas de collectionner les zéros. Nulle en orthographe,
en histoire-géographie et en mathématiques à un point extrême, elle
ne s'intéresse à la classe que lorsqu'il est question des princesses
de l'histoire de France, de tombeaux égyptiens ou de l'anatomie du
squelette, source pour elle d'une nouvelle rêverie.
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Allergique
à toute forme de règle de grammaire ou d'orthographe, et pourtant
intarissable bavarde, Ficelle émaille ses discours de néologismes
délirants qui font s'arracher les cheveux à Mademoiselle
Bigoudi : c'est ainsi qu'elle a été la "témouine" des
aventures "stupétonnantes" de Fantômette, etc... Lorsqu'elle
n'invente pas de mots, elle emprunte ceux qui existent, les écorche,
les transforme, et finalement les utilise sans vraiment en connaître le
sens, ce qui donne l'occasion à ses compagnons, surtout Françoise,
de la reprendre et de "traduire" sa pensée tant que faire se
peut.
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(Tiré
de "Fantômette à la Mer de Sable",
2ème
Édition, p.32-33, par Josette Stéfani).
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Elle
a créé également plusieurs méthodes de codage, de rébus,
d'écriture condensée, voire même de langage des signes, afin de
pouvoir bavarder tranquillement en classe, sans que cela n'empêche pour
autant les foudres de l'institutrice de s'abattre sur elle.
Sa
créativité linguistique prend de telles proportions qu'elle éprouve
fréquemment le besoin de rédiger des cahiers explicatifs sur sa vision
de la grammaire, du vocabulaire, ou sur quantité d'autres sujets, de
même qu'elle tient presque toujours des journaux intimes ou carnets de
voyages dans lesquels elle note ses impressions, ses idées "ficéliennes"
et ses péripéties avec son langage bien à elle.
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(Tiré
de "Fantômette et le Mystère de la Tour",
2ème
Édition, p.96-97, par Josette Stéfani). |
Si
Ficelle est la dernière de sa classe, c'est par désintérêt chronique
mais certainement pas par manque d'intelligence. Car si ses
connaissances sont inexistantes sur les programmes scolaires, et quoique
son raisonnement se fonde sur une logique très personnelle, lorsque
Ficelle se lance dans une entreprise, elle le fait extrêmement
sérieusement et obtient des résultats impressionnants. C'est ainsi
qu'elle a pu successivement : apprendre à déchiffrer les hiéroglyphes
comme une professionnelle ("Fantômette
et le Trésor du Pharaon"), apprendre à parler le langage
précieux de la Cour de Louis XIV ("Appelez
Fantômette !"), collectionner les insectes rares en
connaissant leurs noms scientifiques ("Fantômette
et le Masque d'Argent"), se lancer dans la photographie,
développement compris ("Fantômette
et le Mystère de la Tour"), etc… Ces capacités ne sont
limitées que par le fait qu'elle passe très rapidement d'une lubie à
une autre, sans transition.
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Sans
aller jusqu'à ce type de passion, l'esprit de Ficelle est constamment rempli de
mille centres d'intérêts et questions existentielles telles que "pourquoi
les mouches tournent-elles en rond ?", la création d'un
herbier, l'astronomie, ou encore d'innombrables
collections (de glaçons, d'échantillons de sable, de publicités
d'insecticide, de trous de chaussettes, etc…). Elle a également un
sens artistique prononcé et vide force tubes de peintures, pour se
faire des chaussettes permanentes ou des tatouages temporaires. Dans ce
domaine, elle finit rarement ce qu'elle commence et change d'idée comme
de chemise.
Certains
centres d'intérêts demeurent pourtant au fil du temps, comme la
rédaction du journal de l'école ("Le Suréminent"), la création d'un club de détectives
amateurs et la résolution d'énigmes policières, ou sa passion pour
les chaussettes de toutes les couleurs (elle se targue d'ailleurs
d'être la plus grande "chaussettiste" de tous les temps,
dans "Mission
Impossible pour Fantômette", entre autres).
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(Tiré
de "Fantômette et le Trésor du Pharaon",
1ère
Édition, p.160-161, par Jeanne Hives).
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(Tiré
de "Fantômette contre Satanix",
2ème
Édition, p.64-65, par Anne Hofer). |
À
l'image de ce qui se passe dans sa tête, la chambre de Ficelle est un
véritable capharnaüm où s'entassent pêle-mêle tous les objets et
accessoires nécessaires à la réalisation de ses aspirations les plus
farfelues, de ses inventions géniales, et les restes de toutes les
collections qu'elle a entreprises.
Comme
Ficelle est foncièrement incapable de ranger quelque chose ou de
s'organiser, il lui arrive fréquemment de chercher la deuxième
chaussette d'une paire, ou de redécouvrir les objets dont elle a besoin
dans le lavabo, dans la poubelle, ou même dans le réfrigérateur de Boulotte
! De même, sa maladresse proverbiale occasionne de nombreux accidents
qui décorent sa chambre (elle a ainsi écrasé un tube de colle ultra
forte en marchant dessus et la semelle de sa chaussure est restée
collée définitivement à la moquette).
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Bien
entendu, Ficelle éprouve le besoin de remplir sa valise avec toutes les choses indispensables qui meublent sa chambre, en oubliant chez elle tout ce qui pourrait
lui être utile. Le contenu de sa
valise évoluant en même temps que les délires de Ficelle, il est
difficile d'en dresser une liste cohérente, mais les objets qui
reviennent le plus souvent sont sans nul doute un pèse-lettres, une
grenouille en plâtre, et une photo d'Azay-le-Rideau…
La
description de sa chambre, et du contenu de sa valise donne surtout à Georges
Chaulet l'occasion de placer deux ou trois fois par roman de
savoureuses et interminables énumérations dans lesquelles il recense
un invraisemblable bric-à-brac d'objets saugrenus.
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Enfin,
il serait difficile de parler de Ficelle sans mentionner l'adoration
absolue qu'elle éprouve pour Fantômette depuis leur première
rencontre. Il faut dire que cette dernière passe son temps à sauver la
"grande asperge" de toutes les situations délirantes dans
lesquelles elle se fourre régulièrement et que Ficelle peut
effectivement lui en être reconnaissante.
Mais
c'est surtout une admiration sans borne que Ficelle éprouve, mêlée de
jalousie, d'envie et même d'identification à l'égard de la
justicière masquée, sentiment d'identification qu'elle exprime en
prenant régulièrement Fantômette comme modèle, en revêtant le
costume de son héroïne, voire en se faisant passer pour elle lorsque
les circonstances s'y prêtent (ce sont en général les malfaiteurs qui
la prennent pour Fantômette et Ficelle se garde bien de les détromper,
jusqu'à ce que cela devienne trop dangereux, comme dans "C'est
quelqu'un, Fantômette !" et "Mission
Impossible pour Fantômette").
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(Tiré
de "Mission Impossible pour Fantômette",
2ème
Édition, p.32-33, par Anne Hofer).
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Ficelle est en réalité une
incommensurable trouillarde qui s'enfuit à la moindre alerte et se
décompose en face du danger véritable, sauf lorsque son insatiable
curiosité prend le dessus (dans "Fantômette
et la Grosse Bête", elle ne s'enfuit pas devant un monstrueux
dinosaure car elle veut le voir de plus près et le charmer avec son
pipeau !). |
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(Tiré
de "C'est quelqu'un, Fantômette !",
2ème
Édition, p.96-97, par Josette Stéfani). |
Ficelle
essaye pourtant de vivre dangereusement pour ressembler à Fantômette
(c'est-à-dire qu'elle traverse les rues hors des clous), de mener des
enquêtes policières (que Françoise résout
en général à sa place), et de sauver les innocents (et c'est bien
souvent elle qui finit par devoir être sauvée). Elle est
perpétuellement à la recherche de bandits imaginaires, d'indices
(uniquement des mégots et des boutons de pardessus), et de mystères à
résoudre. Mais Ficelle fournit quand même le point de départ de très
nombreuses aventures car ses investigations, si elles paraissent
ridicules au premier abord, sont finalement assez inspirées et elle
tombe plus que souvent sur une véritable machination, même si c'est
par hasard.
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D'ailleurs
Fantômette elle-même reconnaît: "Cette Ficelle a de temps à
autre des inspirations tout à fait géniales. Mais je ne peux pas le
lui dire, sinon elle en crèverait d'orgueil !". Et d'ailleurs
Ficelle, à force d'avoir des raisonnements apparemment absurdes, met
bien souvent Fantômette sur la bonne piste.
Ficelle
est avant tout un personnage bourré d'humour et de joie de vivre
("Quand on s'appelle Ficelle, on ne se laisse pas longtemps
aller à la mélancolie") qui vit à cent à l'heure et dont la
bonne humeur contraste assez agréablement avec les sujets, finalement
assez graves, des romans.
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(Tiré
de "Fantômette et l'Île de la Sorcière",
2ème
Édition, p.32-33, par Josette Stéfani). |
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Françoise
Dupont est une jeune fille d'une douzaine d'années, brune aux cheveux
courts et bouclés, aux yeux noirs pétillants d'intelligence. Elle
représente l'élève idéale, toujours première de la classe,
sérieuse, intelligente, elle comprend vite et retient facilement, et
elle n'a jamais l'air de faire le moindre effort pour travailler.
Quoique
étant encore à l'école primaire avec Ficelle
et Boulotte, elle a un quotient intellectuel
bien au-dessus de la moyenne, s'intéresse à tout, lit des revues
scientifiques ou des classiques français pour se distraire, et dispose
des capacités physiques d'une sportive de haut niveau : championne de
natation, de ski, elle fait également de la planche à voiles, de la
plongée sous-marine, etc… |
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De
manière générale, elle exploite toujours son temps au maximum, mais ne rechigne pas à regarder la télévision, à chanter des
airs à la mode ou à passer ses rares après-midi de liberté avec ses
amies à des activités de son âge. Elle est d'ailleurs très coquette
et se regarde souvent dans un petit miroir de poche, où elle vérifie
le bon ordonnancement de ses boucles brunes. Son habillement est simple
et fonctionnel mais à la mode, et elle a curieusement une préférence
pour le rouge, le jaune et le noir… Elle ne dédaigne pas se déguiser
en Fantômette comme Ficelle
("Fantômette
au Carnaval", "Fantômette
à la Mer de Sable", "Fantômette
et la Couronne") et le costume de l'aventurière lui va
d'ailleurs étonnamment bien…
Elle
est la meilleure amie de Ficelle et de Boulotte
et quoique n'habitant pas avec elles (elle habite au 13, rue des Roses,
un peu plus loin…), elle partage toutes leurs aventures.
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(Tiré
de "Fantômette et le Palais sous la Mer",
2ème
Édition, p.128-129 par Josette Stéfani). |
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Elles partent
d'ailleurs toujours en vacances ensemble et, contrairement à Ficelle
et
à Boulotte, Françoise est capable de faire ses bagages en un
tournemain car elle n'emporte que le strict minimum utile. C'est
d'ailleurs souvent elle qui organise les déplacements et le programme
des vacances ("Fantômette
contre la Main Jaune", entre autres).
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(Tiré
de "Fantômette chez les Corsaires",
2ème
Édition, p.32-33, par Josette Stéfani).
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De
bonne éducation, elle est toujours prête à réagir en cas d'accident
et porte systématiquement secours aux gens dans le besoin avec
efficacité et rapidité, quitte à s'impliquer personnellement et à se
laisser embarquer dans une nouvelle aventure.
Dynamique
et joyeuse, pleine de répartie et d'ironie, Françoise est pourtant une
jeune fille solitaire et presque mystérieuse. On ne sait absolument
rien d'elle ou de sa famille, et elle est particulièrement discrète
sur sa vie privée. Toujours par monts et par vaux, elle disparaît et
réapparaît au cours des aventures et ne se trouve jamais avec Ficelle
et Boulotte lorsque survient le danger, on se demande pourquoi…
Dénigrée
en permanence par Ficelle qui la trouve idiote (Ficelle pense que
Françoise ne réussit pas à l'école parce qu'elle est intelligente,
mais uniquement parce qu'elle a de la mémoire), Françoise fait preuve
de qualités de détective amateur étonnantes, ce que même Ficelle
est
obligée de reconnaître. Mais bien sûr, elle n'arrive pas à la
cheville de Fantômette…
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Quoique étant
l'amie inséparable de Ficelle (jamais l'une n'apparaît sans l'autre
dans les romans), Boulotte est un personnage un peu plus en retrait dans
les aventures de Fantômette. Habitant avec Ficelle, on ne sait rien de
ses origines et elle n'a pas de famille connue, contrairement à son
amie.
Présentée
comme une fille bien en chair, voire carrément grosse, Boulotte est
passionnée par la nourriture. Il ne se passe jamais un instant sans
qu'elle grignote quelque chose et ses plus grandes peurs sont d'être à
cours de nourriture ou de rater un repas.
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(Tiré
de "Fantômette et l'Île de la Sorcière",
1ère
Édition, p.96-97, par Jeanne Hives). |
Elle
fait de cette obsession son unique centre d'intérêt culturel et avoue
bien volontiers que "pour tout ce qui touche le miam-miam et le
glou-glou, mon savoir est ébouriffant" ("Fantômette
et la Dent du Diable").
Elle
met également un point d'honneur à essayer toutes les cuisines du
monde, à préparer les recettes expérimentales les plus improbables
et à connaître tous les ustensiles de cuisine possibles. Elle remplit
d'ailleurs régulièrement ses valises avec le contenu de sa cuisine.
Les
quantités de nourriture qu'elle engloutit son extrêmement
impressionnantes mais elle n'a pourtant qu'une seule crise de foie en 49
romans,
après avoir mangé trop de chocolat dans "Fantômette
et le Trésor du Pharaon" !
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Elle
assume parfaitement bien sa surcharge pondérale, présentée d'ailleurs comme
assez modérée par les Illustrateurs, sauf lorsque Ficelle s'obstine à l'appeler
"Ma Grosse". Elle préfère des termes, qui ne sont pas sans
rappeler ceux employés par Obélix dans les aventures d'Astérix, comme
"surmusclée" ou "enrobée".
Les
seuls moments (rares) où elle s'arrête de manger sont ceux où elle
est sous le coup d'une émotion immense (face au dragon de "Fantômette
et la Grosse Bête", elle lâche son sandwich !) ou
lorsqu'elle s'inquiète pour Ficelle (lorsque cette dernière est
enlevée dans "Fantômette
Viendra ce Soir", elle en perd l'appétit). |
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Pourtant,
Boulotte se pose comme un personnage largement destiné à équilibrer
celui de la délirante Ficelle. Visuellement, Boulotte est petite et
grassouillette alors que Ficelle est grande et maigre. Le tandem
qu'elles composent se prête alors à des comparaisons comiques (Laurel
et Hardy, ou Don Quichotte et Sancho Pancha). Moralement, le contraste
se fait encore plus sentir. Boulotte est en effet calme, courageuse mais
raisonnable, et déterminée lorsqu'elle entreprend quelque chose. Elle
ne change pas d'idée comme de chemise et réfléchit longtemps avant
d'agir. Son courage vient d'ailleurs essentiellement du postulat selon
lequel "du moment que j'ai l'estomac plein, je ne pense pas"
("Fantômette
et la Dent du Diable").
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(Tiré
de "Fantômette et l'Île de la Sorcière",
2ème
Édition, p.160-161, par Josette Stéfani). |
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Elle
est surtout dotée d'un solide bon sens. Quoique son intelligence soit
très moyenne (c'est une élève médiocre car ce qu'on lui enseigne à
l'école ne l'intéresse pas), elle raisonne simplement, en fonction des
faits, et trouve ainsi parfois des réponses logiques à des situations
complexes.
Contrairement
à Ficelle qui reste figée dans ses idées préconçues, Boulotte est
à plusieurs reprises à deux doigts de découvrir la véritable
identité de Fantômette, notamment dans "C'est
quelqu'un, Fantômette !", où elle est tout bonnement frappée
par la ressemblance physique entre Fantômette et Françoise.
Détrompée par Fantômette, son raisonnement s'arrête là et le
mystère reste entier.
Enfin,
Boulotte a une petite souris blanche du nom de Mimosa, qu'elle emmène
à l'école dans sa poche (Mimosa n'apparaît que dans "Les
Exploits de Fantômette" et "Fantômette
en Plein Mystère"). |
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