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Les Personnages Secondaires

 

Georges Chaulet ne s'est jamais contenté de faire vivre des aventures rocambolesques à son héroïne, il a également mis en place toute une galerie de personnages, gentils ou méchants, particulièrement attachants et qui contribuent à créer un univers bien particulier dans lequel le lecteur se sent chez lui.

C'est ainsi que certains personnages secondaires prennent une place tout à fait fondamentale dans les aventures de Fantômette.

 

   MADEMOISELLE BIGOUDI


Les aventures de Fantômette étant destinées prioritairement à un public d'enfants en âge d'aller à l'école primaire, il est tout à fait naturel que le premier personnage à prendre la parole dans le premier roman de la série, "Les Exploits de Fantômette", soit l'institutrice de l'école où vont Ficelle, Françoise et Boulotte, Mademoiselle Bigoudi.

Elle représente à elle seule tout ce que Georges Chaulet a toujours détesté dans l'école : elle est l'incarnation de l'autorité, de la droiture et de la discipline, et sa vie est entièrement consacrée à faire ingurgiter à des élèves velléitaires les connaissances élémentaires du français, des mathématiques, et de l'histoire-géographie. 

Professeur apparemment unique du groupe scolaire Guy Gnol de Framboisy (ce nom apparaît bien plus tard dans la série), elle enseigne également les beautés de la biologie, de la physique-chimie, organise les sorties (au Louvre par exemple) et les évènements marquant la vie de l'école (kermesses, spectacles de fin d'année, etc…). On ne voit que brièvement apparaître deux autres professeurs : Monsieur Rembran, surnommé par les élèves Monsieur Dupinceau, qui enseigne le dessin (voir "Fantômette contre le Géant") et Monsieur Cross qui est chargé de la gymnastique (voir "Fantômette en Danger"). Un autre professeur de gymnastique est par ailleurs simplement cité dans "Pas de Vacances pour Fantômette", Monsieur Hamac. Il faut de plus noter que Mademoiselle Bigoudi est institutrice dans une école de filles exclusivement, jusqu'à ce que Georges Chaulet s'aperçoive que la mixité a été introduite dans les écoles vers les années 80 !

Mademoiselle Bigoudi par Jeanne Hives.

Son physique est décrit comme particulièrement strict : grande et maigre, au visage revêche, portant des lunettes et toujours vêtue de la même robe sombre, c'est évidemment une vieille fille qui prend un malin plaisir à torturer les mauvaises élèves (surtout Ficelle) en leur faisant réciter des fables, résoudre des problèmes de géométrie ou de trains particulièrement complexes, ou même en leur faisant faire des dictées dignes des Championnats de France d'Orthographe !

Elle est surtout célèbre pour les innombrables punitions qu'elle inflige à Ficelle sous forme de leçons ou de verbes à copier, et même quelquefois de retenues après les cours. 

Elle ne montre de la sympathie qu'à l'égard de Françoise, éternelle première de la classe, tout en restant extrêmement sévère envers elle dès lors que les pensées de celle-ci vont vers quelque énigme criminelle, ce qui pourtant reste très rare ("Fantômette contre le Hibou").

Mademoiselle Bigoudi apparaît surtout dans les romans où l'action principale se déroule à Framboisy, et son personnage est donc moins présent vers les derniers volumes où les héroïnes voyagent beaucoup plus, quoique son nom soit presque toujours prononcé au moins une fois par Ficelle dans chaque roman. Elle apparaît en tout dans une dizaine de romans, toujours dans le contexte de sa salle de classe ou d'une sortie scolaire.

 

   LES FORCES DE L'ORDRE


De la même manière qu'il déteste l'école, Georges Chaulet déteste les corps constitués de l'État. C'est pour cela que, ne pouvant éliminer la présence des forces de l'ordre dans les aventures d'une justicière qui s'occupe d'affaires essentiellement policières, il les a transposées au second plan. À la base, l'idée est que Fantômette se charge de mener l'enquête, d'arrêter les bandits, et qu'elle les livre ensuite tout ficelés à la Police, gardant pour elle toute la gloire.

Prenant progressivement un rôle un peu plus important dans certains scénarios, les forces de l'ordre sont toujours présentées comme des incapables, avec un quotient intellectuel très inférieur à la moyenne, empêtrées dans leur bureaucratie et leurs procédures.

Lorsqu'il s'agit des gendarmes de Framboisy, le Brigadier Pivoine et le Gendarme Lilas sont décrits comme deux braves hommes respectueux des règles, parfaitement incapables de réagir efficacement face à un criminel, mais néanmoins consciencieux (quoiqu'ils discutent beaucoup de football et de pêche pendant leurs permanences et leurs rondes...).

 

(Tiré de "Fantômette contre Fantômette",

1ère Édition, p.96-97, par Jeanne Hives).

Lorsqu'il s'agit des Commissaires de la Police Nationale, qui sont assez nombreux au fil des différentes aventures, leur description physique est systématiquement caricaturale : grande stature, léger embonpoint, moustache, imperméable mastic et chapeau vissé sur la tête. Leurs noms sont également évocateurs : Commissaires Malabar, Maigrelet (!), Moustache, Férosse, Bourru, Plumeau, Gronez, Pruneau, Martigues, Finault, et surtout le Commissaire Pomme, basé à Paris, qui devient le policier récurrent des aventures de Fantômette dans la deuxième moitié de la saga.

Ils sont pratiquement tous présentés comme des hommes bourrus, suffisants, qui ne comprennent rien aux explications de Fantômette lorsqu'elle se trouve confrontée à eux, et qui essayent même très souvent de l'arrêter, jugeant son rôle "suspect". C'est d'ailleurs bien souvent la lenteur des forces de l'ordre qui entrave la bonne marche des enquêtes de Fantômette et il n'est pas rare que les bandits filent sous le nez des policiers, alors qu'ils sont occupés à déployer un dispositif compliqué et généralement inutile.

Même dans les histoires où c'est la police qui intervient pour sauver Fantômette des griffes des criminels ("Fantômette en Danger", l'accent est mis sur l'orgueil démesuré, la mauvaise foi et la bêtise foncière des policiers. Bien que connaissant les mérites de la justicière, ils sont prompts à accuser Fantômette d'être une criminelle dès qu'elle se trouve dans une situation ambiguë.

C'est encore pire pour les policiers des autres pays qui, lorsqu'ils ne sont pas carrément complices des malfaiteurs, sont à la solde de gouvernements dictatoriaux, ou se refusent tout simplement à prendre Fantômette au sérieux.

Enfin, même les militaires sont sévèrement critiqués : brutaux et particulièrement stupides, abrutis par la discipline de l'armée, ils sont à limite du supportable lorsqu'ils sont français (voir le Colonel Gardavou dans "Fantômette Ouvre l'Oeil"), et appartiennent systématiquement à une junte lorsqu'ils sont étrangers !

(Tiré de "Fantômette Ouvre l'Oeil",

3ème Édition, p.140, par Josette Stéfani).

D'ailleurs, Georges Chaulet en profite pour donner son point de vue sur l'armée en général à travers quelques répliques savoureuses :

Dans "Fantômette et la Couronne", Françoise explique à Ficelle comment se faire passer pour un garde : "Il suffit que tu marches au pas, les jambes raides et l'air de ne penser à rien".

Et dans "Mission Impossible pour Fantômette", un militaire répond carrément à son subalterne : "Apprenez qu'un militaire ne pense pas".

 

   LES AUTRES ENFANTS ET LEURS PARENTS


Il est étonnant de constater à quel point, pour une série de romans destinés à la jeunesse, les aventures de Fantômette mettent finalement l'héroïne en contact avec plus d'adultes que d'enfants de son âge.

Il y a quand même quelques exceptions et certains enfants, souvent des camarades de classe de Ficelle, Françoise et Boulotte, deviennent des personnages à part entière, bien souvent au même titre que leurs parents.

 

Le Professeur Potasse.

ISABELLE ET LE PROFESSEUR POTASSE

Présentée dans "Les Exploits de Fantômette", Isabelle est la nièce d'un savant de génie, le Professeur Potasse, et en même temps une camarade des trois héroïnes. Enlevée par les Espions de Névralgie, elle est sauvée par Fantômette, qui sauve par la même occasion les inventions du Professeur.

Pourtant Isabelle ne réapparaît pas dans les autres romans, alors qu'on retrouve en revanche le Professeur Potasse, devenu l'ami de Fantômette, dans "Fantômette en Plein Mystère", où il lui prête à appareil permettant de devenir invisible, et dans "Mission Impossible pour Fantômette", où il est enlevé par une dictature militaire étrangère. 

Son nom est également cité par Œil de Lynx dans "Fantômette en Danger" (il a offert au journaliste une paire de lunettes infra-rouge permettant de voir la nuit).

 

ANNIE BARBEMOLLE

Fille du principal capitaine d'industrie de Framboisy, Barnabé Barbemolle, directeur de la manufacture de mirlitons qui fit en son temps la prospérité de la ville, Annie apparaît dans "Fantômette au Carnaval", elle aussi comme une camarade de classe des héroïnes. Elle réapparaît dans "Les Sept Fantômettes" où elle fournit le point de départ de l'aventure à Fantômette, une mystérieuse effraction ayant eu lieu dans la manufacture de mirlitons. 

Annie Barbemolle.

On la retrouve enfin dans "Fantômette et le Mystère de la Tour" où il ne s'agit cette fois que d'un personnage très largement secondaire et son nom est occasionnellement cité dans quelques autres romans où elle apparaît furtivement ("Fantômette en Plein Mystère" ou "Fantômette en Danger" par exemple). Elle est décrite comme étant brune, les cheveux coupés à la Jeanne d'Arc, assez vive et malicieuse, toujours partante pour suivre le trio des filles dans leurs aventures.

 

LE PRINCE NORBERTO

Enfin, dans "Fantômette et son Prince", le Prince Norberto, héritier du trône du Panorama, un petit état d'Amérique Centrale, est l'exemple d'un enfant à qui l'on impose une vie et des responsabilités d'adulte. Destiné à régner dès l'âge de 12 ans, son emploi du temps est surchargé par ses précepteurs, son grand chambellan et ses ministres. Menacé de mort par des traîtres, il fait l'objet d'une tentative d'assassinat, puis d'un enlèvement et est sauvé par Fantômette qui débrouille les fils d'une machination destinée à la faire passer pour coupable.

Décrit comme un garçon blond aux yeux bleus, au visage rêveur mais inflexible, il est un des rares enfants de sexe masculin à partager une aventure de Fantômette, (les autres cités dans les romans n'étant que des figurants ou des jeunes malfaiteurs). C'est également grâce à la présence de Norberto que l'on a la seule indication permettant d'évaluer l'âge de Fantômette, puisqu'il est précisé qu'ils ont le même (12 ans).

Devenu rapidement son ami intime et redevable à Fantômette de lui avoir sauvé la vie, Norberto la remercie en lui offrant un énorme rubis (voir "Les Carnets de Fantômette"), mais ne réapparaît dans aucun autre roman (son nom est cependant cité dans "Fantômette contre Satanix").

 
 

 

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