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SIGNET
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Josette
Stéfani est née à Mégrine (Tunisie) le 9 novembre 1929.
Diplômée
des Beaux-Arts de Tunis en 1951, elle obtient la même année une bourse
de voyage pour l'Italie et le prix Metro-Goldwin-Mayer de peinture à
l'occasion de la sortie du film "Un Américain à Paris".
Elle
expose à l'Alliance Française, monte à Paris en 1953 et entre
hors-concours à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs
d'où elle sortira 6 mois plus tard pour commencer sa vie active de
peintre et de dessinatrice.
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Elle
se fait connaître tout d'abord avec le dessin publicitaire :
dépliants, affichettes, affiches publicitaires de mode pour les agences
de publicités comme Publicis, Synergie, Havas et autres... et
directement avec le Printemps, les Galeries Lafayette et la Samaritaine.
Puis
avec les illustrations : bandes dessinées dans France-Soir et
illustrations ponctuelles dans les journaux, prix littéraires etc.
Enfin,
ses peintures s'exposent depuis 1974 au Salon des Artistes Français au
Grand Palais à Paris dont elle devient sociétaire en 1976. Elle
obtient le prix Jean Geoffroy (figures d’enfants) et a fait plusieurs
expositions de groupe, notamment à New York et à Dallas (mais
apparemment aucune exposition personnelle).
Depuis
1990, elle privilégie la peinture avec quelques retours au dessin comme
le groupe des "Petites" en 1998.
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Un
dessin de mode. |

La
toile "Planète Verte". |
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(La
plupart des renseignements et des images ci-dessus sont tirés du Site Internet de
Josette Stéfani, où sont reproduites quelques-unes de ses oeuvres,
voir rubrique Liens).
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SA PARTICIPATION
À FANTÔMETTE
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À
partir de 1970, Josette Stéfani commence une collaboration avec
Hachette pour illustrer la série des "Fantômette", le
personnage de Georges Chaulet, précédemment illustré par Jeanne Hives.
Son
style est très différent de celui de Jeanne Hives, et,
quoiqu'elle reprenne les acquis graphiques de cette dernière pour
l'univers de Fantômette, elle impose très vite ses choix de couleurs
très vives, probablement inspirés des mouvements artistiques des
années 70 (pop-art). Ses planches semblent littéralement "prises
sur le vif" et comportent de nombreux détails qui contribuent à
créer une ambiance très dynamique et plus réaliste.
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Un
exemple de vêtements "hippies" des années 70 (Tiré
de "Fantômette viendra ce Soir, 2ème Édition, p.64-65). |
Fidèle
à ses débuts comme dessinatrice de publicité pour les grands
magasins, elle nous permet même de suivre l'évolution de la mode à
travers les costumes des personnages, et surtout de l'invraisemblable
Ficelle !
Cette
collaboration dure jusqu'en 1990 (soit presque 20 ans) et elle a ainsi
illustré la quasi-totalité des 49 titres de la série, sauf "Fantômette
et la Maison Hantée" (Claire Lhermey) et "Fantômette
contre Satanix", "Fantômette et la Couronne",
"Mission Impossible pour Fantômette"
et "Fantômette en Danger" (Anne Hofer).
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Elle
illustre même deux fois les planches
intérieures de "Fantômette contre la Main Jaune".
En
comptant non seulement les couvertures, mais aussi les planches en
couleurs intérieures et les petits dessins noir et blanc au fil des
pages, c'est en tout plus de 1500 illustrations qu'elle aura produites
pour la série !
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Mais
surtout, c'est à Josette Stéfani que l'on doit une représentation
précise du Costume de Fantômette
(c'est notamment elle
qui crée la désormais fameuse cagoule-bonnet à pompon de
l'héroïne). Et malgré certaines variantes mineures de couleur (voir
les couvertures de "Fantômette contre Fantômette",
"Opération
Fantômette", "Fantômette dans le
Piège" et "Fantômette
et le Masque d'Argent" où l'intérieur de la cape de Fantomette
est pourpre au lieu de rouge), ce sont les illustrations de Josette
Stéfani qui marqueront définitivement les esprits des lecteurs de la
Bibliothèque Rose. |

La
cape de Fantômette couleur pourpre. |
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